Mon salon Livre Paris 2017 + un concours sur les photos

Concours : dans les photos ci-dessous, 1/ Trouvez le couple le plus glamour 2/ Trouvez « l’intrus » J’ai eu la chance cette année d’être questionnée par une jeune journaliste de Cnews, Sandrine Baccaro. Elle s’est baladée sur le stand Amazon, et … Lire la suite

En mai c’est la fête de la lecture

Le mois de mai sera le mois de la fête de la lecture, le mois des cadeaux… Si ça vous dit, chaque dimanche à 10 heures, vous recevrez les premiers chapitres de Rosie Maldonne number 3, L’OMBRE DU ZÈBRE (au … Lire la suite

Des chiffres et des lettres : la question de la rémunération des écrivains

Merci à Marie Causse,
pour cet article de fond passionnant sur la condition des auteurs, faisant écho au livre complet sur la question, de Bernard Lahire.
Auteur ou lecteur curieux, je vous invite à le parcourir.
De mon côté, je viens principalement de la littérature jeunesse, alors vous imaginez la différence entre mon statut d’auteur « confirmé » car édité par des maisons d’éditions traditionnelles, puis à présent d’auteur indépendant.
S’auto-éditer n’est pas un acte qui vous garantit le succès de votre livre, mais c’est un acte qui vous garantit votre autonomie.
Dans mon cas, il m’a aussi apporté une autonomie financière.
Je voudrais juste dévoiler un secret que l’on m’a confié, mais je supprimerais certains noms car je ne suis pas cafteuse, ce n’est pas mon style.
Un jour, Gabriella PageFort, mon éditrice chez amazon Crossing, (c’est à dire l’éditrice qui choisit des livres dans le monde entier pour les traduire ensuite en anglais et les exploiter en numérique et en papier principalement sur la plateforme de librairie en vente Amazon USA),
Gabriella donc, prend son téléphone et appelle une éditrice parisienne très connue, que je ne nommerai pas, d’une très grande maison d’édition que je ne nommerai pas non plus, mais dont le nom commence par un G, 😉
et lui dit qu’elle aimerait beaucoup éditer certains écrivains de son catalogue qu’elle a sélectionnés en amont, pourraient-elles en discuter, et ébaucher un contrat de vente des droits en anglais?
La réponse a été cinglante et méprisante. Non madame, ce n’est pas ainsi que ça se passe. Ce n’est pas vous qui décidez. Il est hors de question que quelqu’un d’autre que moi décide quel auteur chez nous sera édité en anglais!
1er résultat des courses: désarmée par ce ton blessant et vitriolique auquel elle ne s’attendait pas, Gabriella a réussi à attendre d’avoir raccroché avant de pleurer un bon coup.
2eme résultat des courses: des auteurs qui auraient pu être traduits en anglais et vendus aux USA (il faut savoir combien il y en a peu contrairement à ce qu’on croit, pour comprendre l’opportunité que c’eut été pour eux) ne l’ont pas été, et surtout n’en ont jamais rien su!!!
Voilà, c’était un secret que je retenais depuis longtemps et qui me pesait, qui apporte une cerise sur le gâteau de l’article de Maris Causse.
Merci à Chris Simon,
pour m’avoir fait découvrir l’article de Marie Causse sur son scoop-it.

L'odeur de la ville mouillée

Vous l’ignorez peut-être mais les auteurs et autrices (nous reviendrons un autre jour sur le mot « autrice » ce n’est pas la question aujourd’hui) sont des êtres absolument normaux qui, comme la plupart de leurs congénères doivent régler des factures, s’acquitter d’un loyer et manger. Certains d’entre nous vont même jusqu’à mettre du beurre dans leurs pâtes, c’est vous dire.

Pourtant, la question de la rémunération de l’auteur semble être un sujet si ce n’est tabou, du moins extrêmement indélicat. En somme, parler d’argent, c’est vulgaire. Quelques associations d’auteurs s’y risquent toutefois. Ainsi, on a vu récemment une tribune défendant le principe d’une rémunération pour les auteurs lors de salons du livre signée conjointement par la SGDL, la SCAM, le SNAC, l’ATLF et la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse.

On y apprend d’ailleurs que le Centre national du livre a décidé « de conditionner, comme la…

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Comment se faire aider par son personnage pour écrire

Secret de pro: « Faites de votre héros un ami,
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puis restez à son écoute… »  

Une fois qu’un personnage existe, s’il est bien là,
il devient le véritable écrivain du roman,
toujours prêt à vous disputer la suprématie de la décision.
Et en général c’est lui qui gagne, normal !
Quel bonheur de se réveiller le matin avec des idées toutes fraîches pour son roman.
On se couche le soir en se demandant comment se dépatouiller d’une situation
dans laquelle on a plongé ses personnages, et pendant la nuit, on est visité par…
Quid exactement?
Muse? Inconscient? Ange gardien spécial de l’auteur?
Saint Expedit, celui des situations désespérées qui résout tout en un tournemain?
Le fait est qu’on sait exactement ce qui va se passer.
On avait simplement mis le dvd sur Pause et on n’a plus qu’à rappuyer sur Play.
Moi je dis que c’est le protagoniste principal qui s’en est mêlé.
Car le piège à éviter est celui qui consiste à contrarier son personnage.
Quand je veux à tout prix imposer un type de comportement à Rosie,
et qu’elle n’est pas d’accord,
elle me le fait savoir immédiatement dans les scènes qui suivent.
Pas moyen d’avancer. Elle rechigne.
Les choses ne s’enchaînent plus avec facilité,
il n’y a plus de suite logique, je panne-sèche,
les autres personnages ne savent plus comment se comporter avec elle,
plus rien ne fonctionne.

Elle me parle:
– Parce que tu crois que moi, Rosie Maldonne,
je serais capable de refuser à une philipine clandestine dans la détresse, de l’aider?
Même si je sais qu’elle n’arrête pas de mentir
et que peut-être qu’elle est mêlée de très près à un meurtre?
Non non non,  je regrette, Alice.
Tu vas être obligée de recommencer cette scène

et je vais lui dire oui, à cette Lani. Même si je m’en méfie.
Quoi, ça va m’emmener peut-être un peu trop loin?
Mais c’est le but, non?
Quand tu m’as trouvée, au début,
je ne te l’ai pas dit, peut-être, qu’il y avait du Rocambole en moi?
Et que la comédie, je veux bien, mais si ça bouge, morbleu !

Et voilà comment je ne sais plus comment faire pour me sortir de la mouise.
Recommencer cette scène qui m’a donné tant de mal et m’a coûté plusieurs jours?
Et la remplacer par quoi?
Je cale. Je craque. Je m’en prends à tout le monde à la maison.
Je m’attaque à tout le boulot en retard,
le bricolage qui traîne, cuisine, repassage, nettoyage du frigo,
papiers en retard, article de blog,
Rendez-vous à prendre depuis des semaines.
Rien ne va plus nulle part…
Et soudain la digue cède.
J’abandonne. Je lâche.
Une bonne nuit là-dessus et hop,
le lendemain, je dois rembobiner un peu le dvd,
effacer ce qui contrariait Rosie et repartir avec son accord.
Et voilà l’histoire qui se déroule de nouveau avec une fluidité déconcertante,
les situations s’enchaînant comme si tout avait été arrangé par Rosie elle-même,
en dehors de ma volonté.
Merci Rosie de ce coup de main!

Secret de pro: « Faites de votre héros un ami,
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puis restez à son écoute… »