MALDONNE AU FESTIVAL DE CANNES, quand la comédie se met au service du social, car « L’humour est l’élégance du désespoir » disait Boris Vian

MALDONNE AU FESTIVAL DE CANNES,

c’est mon dernier roman avec Rosie.

Tout a une fin. Même de bien rire avec un personnage.
Et si même ça me rend un peu triste de la quitter,
je me répète ce que me disait ma mère quand j’étais enfant:

« Mieux vaut en rire qu’en pleurer. »

C’est le bon moment, c’est tout. Une page se tourne.
Je crois que Rosie en avait assez de moi et de la mission dont je l’avais chargée:
« Tu dois faire rire. Tu dois aider les lecteurs à oublier leur douleur,
à rester en bonne santé, à garder l’espoir quoi qu’il leur arrive. »

« Ras le bol, m’a-t-elle répondu. Après tout je ne suis pas Jeanne d’Arc. »

Vous savez que j’ai toujours voulu donner un côté comédie à l’italienne à cette série,
car j’admire ces films des années 70 qu’on tournait en Italie,
qui savaient parler à la fois de l’actualité brûlante du pays,
dénoncer des situations indignes, tout en nous faisant rire aux éclats.
Je pense à Pain et chocolat, Affreux sale et méchant ou L’argent de la vieille.
Ces réalisateurs et ces acteurs, descendants en droite ligne de la Commedia del’Arte,
et qui donnaient vie aux propos de Victor Hugo:

« L’éclat de rire est la dernière ressource de la rage et du désespoir. »

Mon héroïne Rosie, pour ceux qui ne la connaissent pas,
vit à Cannes, mais loin de la Croisette, dans une caravane,
ce qui ne l’empêche pas, au fil des titres, de fréquenter des lieux de tous bords.
Et tout en faisant parfois la queue au restos du cœur elle découvrira quelques palaces,
ou le yachting club de Monaco par exemple…
Bref, j’essaie de vous faire rire en surfant sur l’actualité, moi aussi.

 

Dans ce dernier opus,

MALDONNE AU FESTIVAL DE CANNES
et comme son nom l’indique, elle mettra les pieds dans le plat des coulisses du Festival.

Tous les incontournables d’un bon Festival de Cannes comme si vous y étiez:

– bureau de production dans des suites de Palace,
– projection de gala dans la salle Louis Lumière,
– montée des marches sur le tapis rouge,


– cocktail dans le carré VIP sur une plage,
– invitation privée sur un yacht dans la rade

et même
– une projection dans le cadre du célèbre Marché du Film.

Le festival comme si vous y étiez, vraiment?

Euh…
pas tout à fait puisque Rosie… comment dire…
là où elle va… les éléments se catapultent un peu…
Hum…

Pour preuve: c’est sur un rond point de Gilets Jaunes

qu’elle rencontre celui qui va l’embaucher comme BodyGuard.

Parce que oui, Cannes est une ville de contrastes.

On n’en aperçoit souvent que les paillettes et les Lamborghinis,
mais pour celui qui sait ouvrir les yeux, le monde avec toutes ses couleurs,
dans une palette très diverse, se montre à voir dans ce village à portée mondiale,
et la mixité sociale y est réelle.

Tous les faits divers évoqués dans le roman sont vrais,
même si parfois j’ai pioché ailleurs qu’à Cannes,
ou j’ai changé des noms, des lieux, des détails, bien sûr.

C’est grâce à Florence Aubenas et à son article sur les Gilets Jaunes,
dans le Monde du 15 décembre 2018,

que j’ai pu décrire l’épisode du supermarché…

Le témoignage du chauffeur de Weinstein durant le festival,
que vous pouvez retrouver dans de nombreux articles,

m’a permis d’imaginer les dessous d’un monstre
qui a en toute impunité sévit sur la Croisette durant des années de Festival.

(je m’offre ici le luxe d’une petite vengeance).

Et des articles divers décrivant le comportement d’un oligarque russe
ayant racheté le Club de Foot de Monaco

m’ont autorisée à décrire des personnages assez proches de la réalité et opérant en eaux troubles…

Ma crainte c’est parfois de ne pas saisir le bon équilibre me permettant de pouvoir faire rire
avec des choses qui dans la vie, en réalité, me glacent.

Je termine donc en citant Beaumarchais:

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »

Faites donc comme Beaumarchais et moi,

RIEZ avec :

Vous le trouverez partout, et même en librairie!

 

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