NOM DE CODE : MÉMÉ RUTH… c’est parfait pour l’été


Les doigts en éventail, un brin de paresse, une envie de farniente, le sourire qui s’épanouit sans raison grâce au chant des cigales, un Spritz à portée de la main avec quelques cacahuètes…
Il ne vous manque rien… ou presque?

Ah mais oui, voilà! c’est ça! C’est un bon bouquin!
Un livre qui va vous faire sourire et même parfois rire aux éclats. Un livre qui va vous permettre de vous ressourcer en énergie, de retrouver votre sérénité, de faire baisser vos tensions multiples, d’oublier les pressions, le stress.
Alors là, c’est simple, la solution est dans un clic:

NOM DE CODE: MÉMÉ RUTH
VOUS TEND LES BRAS…

La bonne nouvelle du 26 juin: le roman est entré dans le top 100!
Il a flirté quelques jours à la porte, entre 110 et 150 , je m’en étais fait une raison: « il n’y arrivera pas… »
Et puis, miracle!  Le voilà enfin sous vos yeux.

J’espère qu’il va y rester un peu le temps d’être vu par les lecteurs et les lectrices qui trouveraient du plaisir à le lire.

Quoi qu’il en soit, enjoy à tous ceux qui l’ont entre les mains en ce moment.
Enjoy à ceux qui prévoient de l’emmener en vacances avec eux…
Allez, je vous laisse encore en découvrir un morceau…
Rosie Maldonne vient de rencontrer un jeune sdf beau comme un dieu aux Restos du Coeur, et la voilà tombée en amour en quelques secondes:
 » De loin, il m’a de nouveau regardée. Un rayon laser. Mais cette fois, j’étais définitivement accro. Il fallait absolument que je le revoie. L’idée qu’il sorte de ma vie me rendait malade.
Il s’est adossé contre le mur de l’autre côté du hangar, tout près de la porte de sortie.
Quand je me suis éloignée avec mon cabas fleuri, la vieille m’a retenue par le bras et elle a demandé :
– Vous allez où, vous êtes pressée ?
– Euh, j’ai chuchoté en regardant du côté du militaire bénévole. Je vais au Select.
Je ne voulais pas lui dire que j’allais bosser. Comme je travaillais au noir et que je l’avais pas dit aux Restos du Cœur, je voulais pas me griller.
– OK, je vous rejoins. Je vous offre un café. Attendez-moi.
Depuis quand les SDF que vous croisez aux Restos du Cœur vous offrent des cafés ? Elle me voulait quoi, cette vioque zarbi ? Mais dans le fond, je ne demandais pas mieux. Je voulais absolument garder le contact pour pouvoir retrouver mon nouveau toc d’amour, et elle le connaissait.
J’ai continué à avancer, alourdie par mon paquet et ma perplexité.
Et voilà pas le fameux clodo nommé Timothée qui choisit, à mon grand émoi, le moment exact où je passais la porte pour décider de sortir lui aussi.
Il y a eu télescopage, je n’ai rien fait pour l’éviter.
Mais alors qu’il me poussait pour passer le premier, il a perdu l’équilibre et il s’est accroché à moi pour ne pas tomber. J’ai eu l’impression qu’il en profitait un peu pour me serrer mais je n’ai rien dit, au contraire.
Mon coup de foudre était-il réciproque ?
J’ai cherché ses yeux noisette, pour le sonder, pour l’envoûter, mais il les avait fermés.
Pour être honnête, il avait l’air au bord de l’évanouissement.
Je l’ai retenu par les épaules et je l’ai installé sur un banc qui était juste à côté.
– Ça va aller ? je lui ai demandé, inquiète, fébrile, émue d’être si près de lui.
Il a hoché la tête, puis il l’a levée lentement vers moi. Il avait le soleil dans les yeux, c’est sûrement pour cette raison qu’il a fait cette grimace et que ses yeux se sont mouillés.
Il m’a longuement examinée. Dans son regard, il y avait de l’étonnement, un questionnement intérieur, une forte émotion. Comme s’il se demandait s’il me connaissait d’avant. Parfois, ça peut provoquer ce genre de sentiment, le coup de foudre.
Je me suis dit que j’allais trop loin et qu’il était peut-être simplement bien « parti ». C’était la voix de la sagesse, mais je ne voulais pas l’écouter. J’ai retiré quelques miettes de sa barbe broussailleuse et en soupirant, il a bien fallu que je me détache de lui.
Je ne me décidais pas à le quitter. J’ai soudain eu une idée :
– Écoutez, je me fais du souci, vous n’avez pas l’air bien. Laissez-moi votre numéro de téléphone, je vous appellerai tout à l’heure pour voir si ça va mieux, OK ?
Son visage s’est illuminé et il a fouillé dans ses poches. De mon côté, j’ai brandi un stylo. Il a sorti une vieille photo écornée qu’il a retournée pour y écrire quelque chose.
Il m’a demandé :
– C’est quoi, ton nom ?
Il jouait à quoi ? Une rock star qui me faisait un autographe ?
– Rosie Maldonne, j’ai dit timidement, mais je préfère qu’on m’appelle Cricri.
En me tendant le papier, il m’a regardée dans les yeux avec insistance et il a répété plusieurs fois avec intensité :
– Rosie Maldonne, trop boxe, note-le dans ta mémoire. Tu t’en souviendras ? Trop boxe.
J’étais tellement émue qu’il me tutoie que je ne me suis pas posé la question de savoir, c’était quoi ce charabia ? De quelle boxe il pouvait bien parler ?
Je lui ai caressé l’épaule légèrement pour dire au revoir et j’ai foncé au Select.
En marchant, avant de ranger la photo dans mon cabas, j’ai regardé ce qu’il avait inscrit au dos. Il y avait une adresse email et un nombre à dix chiffres commençant par 06. Son téléphone ! Merveilleux !
En chemin je sentais mon corps en ébullition et un mécanisme fin comme une horloge qui se mettait en place.
Je réfléchissais à tous les itinéraires que je devrais prendre dorénavant dans l’espoir de le rencontrer fugitivement.
Les rues qui menaient aux différents foyers, lieux de manche, de distribution d’aides sociales, de squattage de jardins publics.
Je me demandais si ce serait mieux de l’appeler ou de lui écrire un mot ? Où ça ? Devrais-je lui laisser mon numéro par SMS ? Lui fixer un rendez-vous ? Est-ce que ce serait trop lui montrer mon intérêt ? Est-ce qu’il valait mieux que j’attende d’être sûre que lui aussi, il avait flashé sur moi ? J’étais du genre impatiente, mais je ne faisais pas le premier pas, faut pas pousser !
Encore que parfois…
Mon état de bouillonnement et de confusion était désagréable, extrême, excitant, troublant.
J’ai suivi le chemin du Select comme le cheval va à l’écurie. »

Et voilà !
Le prochain article vous montrera le puzzle qui compose ce roman…
Et avec cette chaleur, n’oubliez pas de boire de l’eau, aussi!!! pas seulement des apéros!

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