Entretien avec Sandra Nelson, à propos de sa comédie romantique sur fond de polar loufoque, dans une côte d’Azur malicieuse: Ouragan sur la Riviera

drapeau-fleuri    Cet article sera ma réponse aux événements tragiques du 13 novembre.
« On » veut tuer notre mode de vie,  je résiste par le sourire.
Continuons à chanter, danser, écrire, boire des coups, créer, sortir, rire, lire.
Cultivons le bonheur.
Je vous propose un entretien avec Sandra Nelson, jeune auteure talentueuse.
Le choix du roman de Sandra Nelson
Ouragan sur la Riviera,  Capture d’écran 2015-07-02 à 10.16.35
n’est donc pas un hasard en ces jours de résistance par la joie,
car son héroïne, Iphigénie, est une jeune femme attachante à la recherche du bonheur.
C’est un roman amusant, malicieux, coloré, vif, impertinent
avec une héroïne qui force le bonheur,
et qui se lit comme on boit une coupe de champagne.   7651472-deux-verres-de-champagne-avec-resume-heart-splash

Sandra Nelson a déjà écrit pas mal d’ouvrages, principalement pour la jeunesse mais aussi de la chick-litt…
Ce qui ne m’étonne pas…

Je l’ai rencontrée à un stage de formation,
et nous avons passé notre temps à échanger sur notre choix d’écrire de la littérature drôle et gaie,
et à nous refiler des noms d’auteurs qui faisaient la même chose, par pure gourmandise.

J’ai ensuite lu son roman, que j’ai adoré pour une raison essentielle,
Sandra ressemble terriblement à son héroïne, elle est aussi pétillante.
Capture d’écran 2015-07-02 à 10.16.35   Son roman est drôle, léger, enlevé, malicieux,
et son héroïne à la poursuite de la recette du bonheur m’a séduite.

Il est dans la ligne directe des grandes comédies hollywoodienne,
comme Petit déjeuner chez Tiffany,  le roman de Truman Capote.
(adapté au cinéma sous le titre Diamants sur canapé, avec la délicieuse Audrey Hepburn)

Si vous aimez le burlesque, le policier un peu fantaisiste,
les comédies romantiques pleines d’humour,
alors vous adorerez Ouragan sur la Riviera,  Capture d’écran 2015-07-02 à 10.16.35   C’est mon cas.

Merci à Sandra Nelson pour ce plaisir de lecture.

J’ai voulu en savoir plus sur elle et sa manière d’écrire, je lui ai donc posé quelques questions.
Si vous êtes passionné d’écriture ou de lecture, vous apprécierez ses réponses précises.
Vous y trouverez des infos sur son roman, ses recettes d’écriture,
ses sources d’inspiration,
ce qui l’anime en tant qu’écrivain,
pourquoi elle a choisit l’autoédition,
son rapport aux éditeurs traditionnels, ses projets, ses attentes…

1/Peux tu présenter ton roman en quelques lignes ?

« Ouragan sur la Riviera » est une comédie romantique et policière.
L’héroïne, Iphigénie, est une parisienne, auteure de bestsellers sur le bonheur,
qui déménage sur la Côte d’Azur pour suivre son amoureux.
Ce dernier finira par l’abandonner.
Seule, dans une station balnéaire dépeuplée, elle part à la rencontre des habitants et vivra des aventures rocambolesques. Impulsive, entêtée et curieuse, elle se rêve en justicière et est particulièrement douée pour s’attirer des ennuis,
se croyant même assez forte pour combattre la mafia ukrainienne et un Tycoon chinois.

2/ Pourquoi le choix de la comédie policière, mitigée de Chick-lit’ ?

Ce sont deux genres que j’aime beaucoup.
La première fiction que j’ai écrite et qui n’a jamais été publiée, était un roman policier.
Et le premier roman que j’ai publié, « Une fille, c’est chick ! », était une comédie chick-lit’.
L’idée d’associer les deux genres est donc venue naturellement.
Mais l’intrigue policière reste burlesque, on est loin du roman noir !

3/ D’où est venue ton idée ?

L’idée de départ, même si le livre n’est pas du tout autobiographique (heureusement pour moi !),
est ce que j’ai vécu quand j’ai quitté Paris et mon job de journaliste,
pour venir vivre sur la Côte d’Azur avec mon amoureux.
Je suis restée trois mois sans travailler, ce qui ne m’était jamais arrivée.
Je me disais : « qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ? »
Je voulais aussi écrire sur le décalage Paris/Sud de la France, sur les préjugés, l
es différences de mode de vie, du rapport aux autres, au temps, au bonheur, etc.

4/ Quels sont tes véritables points en commun avec Iphigénie ta protagoniste principale ?
Et les points de fiction ?

Iphigénie est auteure et parisienne, comme moi.
Mais elle a le culot que je n’ai pas et est beaucoup plus déjantée et intrépide !
Elle est parfois ridicule mais aussi, je l’espère, touchante.
Au départ, elle a le snobisme qu’ont souvent les Parisiens quand ils s’installent en province.
J’étais sans doute un peu comme ça !
Je râlais car les magasins fermaient à l’heure du déjeuner, les films n’étaient pas en VO,
il n’y avait pas de librairie ni de boulangerie en bas de mon immeuble.
Mais très vite, les préjugés de l’héroïne tombent et elle change sa vision du bonheur.
Elle, la spécialiste, réalise qu’elle s’est trompée sur toute la ligne.
Elle souffrait avec son amoureux, égoïste et lâche mais restait avec lui par peur de la solitude et d’assumer ses désirs.
Et elle va tomber amoureuse de l’homme qu’elle croyait détester,
comme c’est souvent le cas dans la comédie loufoque hollywoodienne, une référence absolue pour moi.

5/ Iphigénie n’est pas la seule héroïne. Peux-tu nous parler des autres personnages de ton histoire?

Iphigénie va rencontrer de nombreux personnages qui auront tous un rôle dans son évolution. Des voisins loufoques, un commissaire de police plus proche de l’inspecteur Cluzot que Columbo, une mère snob, un ténor sexy, un magicien trouble, etc. J’ai un petit faible pour deux personnages masculins. Gaétan, un violoniste bourru, qui a gâché sa carrière pour s’occuper de son père. Et Atarax, le voisin d’Iphigénie, un geek asocial qui connaitra une transformation majeure, ce qui a été très jouissif à écrire. Il y a aussi le père d’Iphigénie, totalement défaillant, un escroc séducteur que je n’aime pas particulièrement mais il permet de comprendre les failles de l’héroïne.

6/ Quels sont tes recettes pour organiser ta structure de récit?  Envisages-tu une suite?

Je n’ai pas de recette particulière pour la structure. J’écris, en général, au fil de l’inspiration. Au départ, j’ai une idée globale du récit, puis, je rédige non stop. Et c’est après le premier jet, que je retravaille mon manuscrit en réfléchissant à sa structure. Je coupe ici, j’étoffe là, et tout prend véritablement forme à ce stade. Pour le moment, je n’envisage pas de suite car je travaille sur deux autres projets. Mais j’ai écrit une fin ouverte, au cas où…

7/ Quels sont tes trucs pour combiner l’humour avec une intrigue policière? Est-ce difficile?

Ce n’est pas difficile car l’intrigue policière est burlesque, du coup, on reste dans le registre de la comédie.

8/ peux tu choisir un extrait et nous le présenter ici ?

« Depuis que je suis arrivée, il pleut. Ce climat joue comme un émollient sur mon inspiration.
Je n’ai jamais vu autant de flotte de ma vie. Et je ne parle pas de la mer.
Avec le bol que j’ai, le changement climatique aura transformé le climat de la Côte d’Azur en climat breton, au moment où je m’y installe. Au moins, en Bretagne, quand il pleut, c’est mélancolique.
La Côte d’Azur sous la pluie, un non-sens total, un peu comme une grasse matinée à New York, un film porno intello ou un journaliste sportif qui cite Nietzsche.
Je repense avec nostalgie aux bouchons sur le périph, où je comparais les motards à des chevaliers des temps modernes et attendais que l’un d’eux s’arrête pour m’enlever.
Ici, il n’y a pas de bouchon. Normal, il n’y a personne.
Moi, qui jouissais même dans les bouchons du périph, amoureuse du béton, shootée au CO2,
n’acceptant de quitter la rive droite que pour des ventes presse de créateurs rive gauche,
où les seules villes pour lesquelles j’aurais, à la rigueur, abandonné Paris, étaient Shanghai, voire New York,
dans quel état de désespoir ou d’alcoolémie avancée avais-je été pour accepter de déménager à Nulle-part-city,
station balnéaire dépeuplée de septembre à juin ? »

9/ Pourquoi as-tu choisi l’auto-édition pour ton roman ?

Une amie éditrice avait envisagé, sans certitude, de le publier. Quand elle a finalement renoncé, je n’avais pas envie de l’envoyer à d’autres éditeurs. C’est elle qui m’a soufflé l’idée de le publier en kindle sur Amazon. Je ne connaissais rien de cette démarche et j’ai tout découvert. L’idée m’a séduite essentiellement car j’allais pouvoir mettre rapidement en ligne mon roman, sans attendre de longs mois des réponses d’éditeurs.

10/ Où en es-tu en ce moment? as-tu un éditeur? comment le vis-tu?

Après un mois et demi en ligne et 15 jours dans le top 100 Amazon kindle, un éditeur de City éditions m’a contactée pour me proposer de publier la version papier. Cela a été une très belle surprise. Je n’y attendais pas. Le roman sortira en librairie au printemps prochain et sera diffusé par Hachette.

11/ Quelles sont tes belles surprises vécues tout au long de cette aventure?

Évidemment, avoir été contactée par un éditeur ! Avoir été dans le top 100. Avoir de sympathiques commentaires sur mon livre sur Amazon. Avoir mené le projet d’édition de A à Z, en choisissant une graphiste pour la couverture, la très douée Véronique Figuière. Quand on est dans une maison d’édition, c’est très confortable. L’éditeur fait tout pour nous et l’auteur est censé se concentrer seulement sur son travail d’écriture. Dans l’autoédition, on doit tout faire. C’est à la fois grisant et stressant.

12/ Quel est ton prochain roman? Tes prochains projets?

Je travaille sur un projet de roman jeunesse, une petite héroïne qui lutte contre une injustice sociale et découvre qu’elle a des pouvoirs spéciaux et un projet de BD jeunesse.

13/ Je voudrais rajouter: l’aventure de l’autoédition est merveilleuse.
La seule vraie frustration est de ne pas avoir la relation auteur/éditeur sur le travail éditorial.
Heureusement, j’avais une amie éditrice qui a joué ce rôle-là.

Pour suivre Sandra Nelson sur son blog : www.sandra-nelson.com
ou sa page FB d’auteur : www.facebook.com/ouragansurlariviera
ou www.facebook.com/sandrabn

Merci Sandra, pour ces confidences
Mais surtout, lisez Capture d’écran 2015-07-02 à 10.16.35   Ouragan sur la Riviera.

Pour résister,      drapeau-fleuri   ensemble,

construisons le bonheur, le sourire, un monde de joie…

3 réflexions au sujet de « Entretien avec Sandra Nelson, à propos de sa comédie romantique sur fond de polar loufoque, dans une côte d’Azur malicieuse: Ouragan sur la Riviera »

  1. Merci pour cette interview passionnante, Alice !
    Je me précipite sur ce livre qui en plus cumule de nombreuses étoiles !
    J’aime déjà beaucoup Sandra et son esprit, ainsi que son blog que je suis allée zieuter (parfois elle a les cheveux bleus, z’avez vu ?!)
    Vive l’humour !

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