VIDÉO ! Le tome 2 est arrivé ! LE PORTRAIT BRISÉ, une enquête à Cannes, à la Belle-Époque…

DEUX ANNONCES aujourd’hui:
– la sortie du tome 2: LE PORTRAIT BRISÉ…
– prochaine dédicace à Antibes, le 27 avril, à la librairie Massena !

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Le portrait brisé, un tarif exceptionnel pour le lancement numérique!

Cannes janvier 1888. La ville est secouée par un scandale financier qui entraîne la faillite de nombreux notables.
C’est dans ce contexte troublé qu’un banquier est retrouvé assassiné.
Aux yeux de la police, la coupable idéale est Anna, une jeune fille que l’homme avait tenté de séduire.
Emprisonnée, Anna ne peut compter que sur Miss Fletcher, aristocrate ruinée
et sur Lola, courtisane aux mœurs dissolues, pour l’innocenter.
Avec l’aide de Maupassant, l’homme de lettres, elles vont lutter pour éviter la guillotine à leur jeune protégée.
L’improbable trio se lance dans une course contre la montre qui va le conduire du monde feutré de la grande bourgeoisie
jusqu’à un terrifiant asile d’aliénés sur une île une nuit de tempête fatale.
Plongez dans un secret de famille bien gardé,
au cœur d’une société où les mensonges règnent en maître
et où la fortune est, bien souvent, une garantie d’impunité…

Cliquer sur la vidéo Alice Quinn présente Le portrait brisé:

En faisant mes recherches j’ai découvert qu’il y avait eu à Cannes une crise immobilière sans précédent.
De nombreuses familles ont fait faillite à l’époque à Cannes, mais certains personnages s’en sont bien tiré, notamment le banquier qui avait initié l’opération immobilière, qui est aussi le créateur du Crédit Lyonnais.
Je voulais également parler du phénomène des asiles d’aliénés à cette période. Le XIXe siècle a été un moment de bouleversements importants dans notre façon de voir et de penser la folie. Des tentatives ont été menées sur plusieurs fronts.
Comme il existe sur l’île de Lérins, située en face de la baie de Cannes, une propriété privée étonnante et énigmatique qu’on appelle Le Grand Jardin, et qui reste mystérieuse même pour de nombreux Cannois, sur laquelle on retrouve d’ailleurs peu d’archives, je me suis dit que ce serait l’endroit idéal pour y transposer la maison de fous dont j’avais besoin.
Et comme j’essaie de traiter cette trilogie à la façon des feuilletonistes du XIXe siècle ou de Wilkie Collins, je veille à utiliser les secrets de famille, des orphelines maltraitées et la notion de misère qui côtoie la grande richesse. Ce sont des thèmes récurrents dans les romans du XIXe, dont je tente de respecter l’esprit tout en y insufflant notre regard actuel.

Extrait du chapitre 11 :
« J’ouvris doucement la porte de la chambre d’Anna et je m’approchai du lit en prononçant son nom :
— Anna, Anna, réveille-toi.
La courtepointe apparaissait anormalement plate. Quand je fus tout près, ce fut pour constater que le lit était vide. Complètement vide. La petite tête brune d’Anna ne reposait pas là où elle aurait dû être, sur l’oreiller de dentelles roses.
Tout se brouilla soudain devant ma vue. En une seconde, je saisis le tragique de la situation. À la place d’Anna, il y avait du sang. Du sang par terre, du sang sur le lit, du sang sur une robe rose qui traînait sur la descente de lit. La robe qu’Anna portait la veille à son retour de sa sortie nocturne. Alors que la veille je n’y avais décelé aucune trace de sang !
La fenêtre était grande ouverte. Elle battait légèrement, faisant voleter ses voilages. Cet air froid me fit frissonner.
Je m’affolai, me demandant d’où venait tout ce sang. Où était passée Anna ? Que lui était-il arrivé ? Elle avait sûrement été enlevée par des malfaiteurs. Ceux-là mêmes qui l’avaient agressée la veille. Cela avait-il un rapport avec la mort de Cousin ? Elle devait être blessée. Ce sang sur sa robe… L’avait-on assassinée, elle aussi ? Notre Anna ? Non ! Ce n’était pas possible. Je frottai mon front, paniquée, refusant les images violentes qui envahissaient mon imagination.
Je courus à la fenêtre, me penchai. J’essayai de voir quelque chose, n’importe quoi, un tissu, un nuage de poussière, une carriole, des silhouettes. Mais le verger parsemé de quelques bâtisses, qui s’étendait à perte de vue derrière notre maison, ne présentait aucun mouvement suspect. Un paysan poussait une brouette et plus loin, deux jeunes filles porteuses de panières de linge babillaient en se rendant en ville.
Les agents de la sûreté ! Ils attendaient au salon ! Qu’allaient-ils penser de la scène ? Penseraient-ils qu’Anna s’était enfuie ? Il me fallait faire vite, avant eux, pour voir s’il y aurait un signe qui nous permettrait de la retrouver, de confondre ses ravisseurs.
Je fouillai la chambre fébrilement, en quête du moindre indice. Une lettre ? Un journal intime, peut-être, qui aurait pu éclaircir ce drame ? Je me penchai pour regarder sous le lit, j’ouvris la grande armoire, écartant les robes et les tissus, je soulevai les cahiers et les partitions. Rien qui changeât du gentil désordre habituel de cette chambre.
Tout en cherchant, j’entendis les agents hausser soudain la voix. Ils semblaient perdre patience. Je tremblai.
Je revins sur mes pas, tout près du lit, atterrée par le spectacle que je refusais d’admettre. La robe. Je ne savais pas s’il fallait que les agents la trouvent, ou non. Qu’allaient-ils penser en voyant ce sang ? Je ramassai le vêtement abandonné à terre, mais en le soulevant, un objet brillant, une sorte de lame, en tomba dans un bruit amorti par le tapis. Je me penchai et me saisis de l’objet.
C’était un coupe-papier, et il était ensanglanté.
Le sang était sec et formait une croûte noirâtre. Hébétée, j’eus le temps de lire les initiales HC gravées dans le métal, juste avant que le brigadier Rodot, excédé, n’ouvre brusquement la porte.
Il me surprit, le coupe-papier dans une main, la robe dans l’autre. Cette vision le mit hors de lui. Il cria :
— À moi ! L’oiseau s’est envolé ! »

2/
La deuxième annonce du jour:
je serai samedi 27 avril en signatures à la Librairie Massena Antibes,

dans le cadre de POLAR SUR LA VILLE…

 

Mais je vous en reparle vendredi…

à très vite!

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