Ma rencontre avec la traductrice de Rosie en anglais

Le cadeau de cet article: le cerisier en fleurs dans ma cour le 1er avril. cerisier-avril2015 Porte bonheur pour les japonais. Les journées sont hard en ce moment. Travail non stop avec ma traductrice, Alexandra Maldwyn Davies, qui est venue spécialement de Bretagne pour me voir. Elle avait traduit à ma demande le Rosie 1, Un palace en enfer, et sa traduction a bien plu à un éditeur américain. Le roman sortira donc en mai/juin 2015 sous le titre: Queen of the Trailer Park.Queen-of-the-trailer-park-last Dès que j’ai eu fini le Rosie 2 (ce qui m’a pris presqu’un an de plus que prévu à cause de mon accident), Ce même éditeur m’a approchée pour en acheter les droits, avant la sortie du premier. Quelle joie! Et me voilà avant même que j’aie réalisé comme ça va vite, lancée sur la traduction du Rosie 2. Titre provisoire: Reine de la Planque Queen of the Stash. Je tenais à retravailler avec Alexandra, et c’est signé de ce côté là, pas de soucis. Mais forte de l’experience du premier opus où je me suis rendue compte encore à la dernière minute que quelques contresens dans les jeux de mots tordus de Rosie avaient été étrangement traduits, ce qui est peut-être normal, vue l’impossibilité parfois de traduire certaines expressions, ou plutôt certaines expressions distordues, j’ai voulu pour le Rosie 2 m’assurer le plus possible dès le début que toute les pensées évaporées et extravagantes de Rosie seraient parfaitement comprises dans le texte français, déjà, avant d’entamer la traduction. C’est pourquoi Alexandra est descendue me voir depuis les frimas de son village breton jusqu’aux doux soleil de Provence. avec-Julien-Alexandra première soirée d’accueil avec Alexandra. Dîner avec Jude Kahn au resto. Et voilà pourquoi en 3 jours nous devons travailler si hard. Hard, enfin, faut pas exagérer. Certes depuis les aurores jusque vers 7 ou 8 heures le soir, nous traquons les expressions argotiques, détournées, déplacées, décalées, biscornues, mauvais jeux de mots de Rosie, et nous parvenons à tenir le rythme de 150 pages par jour ! Ne laissant aucun mot au hasard, mais après tout nous ne sommes pas à la mine, et ce travail, pour toutes les deux, passionnées comme nous le sommes, ce n’est que du bonheur. Comme tout ce qui touche à Rosie, d’ailleurs, qui continue à semer le bonheur partout où elle passe. Quelques exemples d’expressions ou de jeux de mots pas toujours évidents à traduire: croqueuse de diamants, rockeuse de diamants? Hollandais volants, hollandais voleurs? le prendre pour un bleu, pile-poil filer le train, ça m’a fait tiquer,ils ont pris la tengeante. J’ai pris l’adjacente. L’après-midi est passé comme une pâtisserie au chocolat. Un éclair. j’ai percuté n’en fais pas un fromage, c’est pas fait pour les chiens je carbure j’ai mal au carafon J’en ai dans la cafetière j’ai calté J’ai pigé le zoziau Ma grand mère était fille de joie, c’est pourquoi je suis joyeuse. j’attends un « lendemain qui chante ». Allez, vas-y, j’arrête là! C’est 450 pages en tout! Merci Alexandra pour cette gourmandise devant le langage de Rosie. C’est bon de partager ce goût des mots tordus avec toi. lully3avril-2015Ce matin ma chatte m’a réveillée tôt en un étouffement prononcé, malgré le fait qu’on est samedi! Elle sait que  Alexandra ne va pas tarder à venir bosser! Alexandra-avril-2015-bureau extrait page Salut Alex ! Allez, au turbin, Alice!

3 réflexions au sujet de « Ma rencontre avec la traductrice de Rosie en anglais »

  1. Super Alice, tout ceci fleure bon la passion de l’écrit dans tous ses aspects ! Alexandra a l’air vraiment chouette, et d’aimer à la fois son métier et ta Rosie pour se déplacer ainsi pour voir ton cerisier en fleurs ! lol
    Je suis impatiente de découvrir ton tome 2, et longue vie américaine à Rosie l’inégalable !
    J’imagine aisément combien toutes ces expressions typiquement françaises doivent être difficiles à traduire. C’est tout l’art d’un traducteur : savoir retranscrire l’âme d’une expression 🙂

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